Existera-t-il encore des médias dans 50 ans ?

Cette question un peu provoc’, c’est le site internet The Conversation qui se la pose, dans un passionnant article paru le 19 octobre dernier – qu’on vous conseille de lire ici.

Communiquer autrement.

On s’interroge souvent, sur ce blog, au sujet de l’évolution de la presse et des relais d’information, à l’heure des réseaux sociaux et de la presse gratuite, alors que le volume de diffusion de la quasi-totalité des journaux papier est en décroissance. Depuis quelques années, et au gré de multiples événements d’une certaine ampleur (et parfois funestes), on a constaté que les gens avaient de plus en plus le réflexe de consulter les réseaux sociaux pour suivre l’actualité. Et on a remarqué que Twitter, notamment, s’avérait une source d’informations (certes rarement vérifiées) incroyablement plus rapide que n’importe quel site internet ou chaîne de télévision.

Les journalistes l’ont compris depuis longtemps, et les plus malins, les plus intelligents, les plus habiles, ont déjà intégré ces sources de communication, pour en faire de nouveaux vecteurs d’informations. Il suffit de parcourir la timeline Twitter de la journaliste Laurence Haïm, en poste permanent aux États-Unis, pour comprendre que les réseaux sociaux ne représentent pas, à ses yeux, une façon de promouvoir son image ou celle de ses employeurs, mais bien un outil d’informer autrement. Elle ne dit pas la même chose sur Twitter qu’à l’occasion d’une intervention télévisée : elle accompagne plutôt l’actualité de ses commentaires, elle rassemble et partage des contenus – et suivre la campagne électorale depuis son fil Twitter « sur le terrain » s’avère ainsi une expérience assez enrichissante.

Payer à l’ère du « tout est gratuit » ? Et pourquoi pas ?

Cela veut-il dire pour autant que les médias sont d’ores et déjà condamnés ? Non, bien sûr que non. Il faudra simplement qu’ils répondent à un autre besoin que celui de l’information brute. Si beaucoup de gens, aujourd’hui, accordent encore davantage de crédit aux paroles d’un journaliste d’une chaîne d’informations en continu plutôt qu’à un internaute sur Twitter ou Facebook, en sera-t-il de même pour les jeunes générations ? Rien n’est moins sûr. Les médias vont donc devoir évoluer. Certains sites d’information ont déjà pris de courageuses initiatives, en proposant un contenu éditorial en partie (la plupart des sites d’information générale ou spécialisée – sport, jeux vidéo, etc.) ou intégralement (Mediapart) payant. L’idée est la suivante : les contenus « à forte valeur ajoutée », tels que les dossiers, les enquêtes, les analyses, sont désormais payants, en échange d’une modeste contribution – censée garantir l’indépendance du média. Et le public encourage ce genre d’initiatives, puisque certaines d’entre elles s’avèrent payantes. À l’heure du « tout gratuit », certains sont prêts à payer.

Sur YouTube, des centaines d’émissions, sur des thèmes spécialisées, pullulent, et représentent une nouvelle forme d’interaction « intelligente », permettant le partage d’informations ou de culture. Quel que soient nos centres d’intérêt, il est possible de trouver des gens capables d’en parler de façon pertinente, et de rencontrer un succès impressionnant en termes d’audience. Et là encore, les créateurs de contenus qui font appel à la générosité de leur public (via des sites telle que Tippee) ne sont pas déçus. La raison en est simple : ils proposent des contenus à forte valeur ajoutée. Quel que soit le médium, c’est donc le contenu qui prime.

Les médias tels qu’ils existent aujourd’hui ont une durée de vie extrêmement limitée, c’est une certitude. Ceux que nous connaîtrons d’ici 20, 30, ou 50 ans, sont probablement ceux qui parviendront le mieux à s’adapter aux besoins d’informations complémentaires de leur lectorat. Pour en savoir plus, on vous encourage vivement à lire l’article de The ConversationY aura-t-il encore des médias dans 50 ans ?

0  commentaire Yucatan, mardi 8 novembre 2016
Médias sociaux, Opinions
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