Le bilan de France Digital

Le 29 septembre dernier, se déroulait pour la troisième année consécutive l’événement « what’s the future ?! » de France Digitale, le rendez-vous avant-gardiste sur l’avenir et l’état du digital en France. Avec le développement exponentiel des startups, l’explosion de la FrenchTech et la multiplication des levées de fonds, l’année 2016 est sans conteste une année qui fait bouger les lignes. Et le digital fait parler de lui et questionne tous les secteurs économiques.

Le futur du travail :

Travaillons-nous mieux depuis l’arrivée du numérique dans nos vies ? La réponse n’est pas évidente pour tout le monde, mais elle est OUI ! Nous constatons que le numérique apporte plus de social, plus d’interactions et plus de collaboratif. Sans oublier qu’il pousse certains secteurs à monter en gamme en termes de services. Le digital permet aussi de développer de nouveaux outils et de nouvelles solutions pour nos carrières mais surtout il questionne. Comment allons-nous travailler d’ici quelques années ? Quelle sera la valeur de notre travail ?

La désintermédiation de l’intérim a par exemple, ouvert la voie à une meilleure qualité de service.

« Aujourd’hui les employeurs ont une meilleure visibilité du parcours professionnel des candidats, sur notre site il n’y a ni CV, ni diplôme. Ce qui est mis en avant, ce sont les compétences, le savoir être, le savoir-faire et la motivation, car ils restent des atouts pour bosser ! » expliquait Pascal Lorne fondateur de Gojob. Mais le futur du travail c’est aussi celui des entrepreneurs du numérique, comme en témoigne Taig Khris qui a rangé ses rollers pour d’autres sensations fortes : celles de l’entreprenariat. « Ma carrière sportive ne pouvait plus durer pour des raisons physiques, le digital m’a permis de créer mon propre avenir au sein des télécoms… »

Le futur du travail est donc entre nos mains !

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Le futur de l’éducation :

Cédric Villani, mathématicien français ayant reçu la médaille Fields en 2010 et également Directeur de l’Institut Henri-Poincaré, ainsi que Nicolas Sadirac, co-fondateur de l’Ecole 42, partageaient tous deux le même avis : le numérique ne se développera pas sans l’humain.

La curiosité de l’homme sera la clé de la réussite de son intégration, «la qualité principale à mettre en avant ? Le désir d’expérimenter » affirme Cédric Villani. Le numérique apporte de nouvelles techniques d’apprentissage, notamment à travers le jeu. « L’être humain apprend mieux lorsqu’il expérimente le plaisir d’apprendre. Il est donc important de créer un environnement ludique et bienveillant » avouait Nicolas Sadirac. L’exemple le plus frappant ? Un enfant de 3 ans apprend la programmation et le code de manière beaucoup plus efficace qu’un enfant de 8 ans, déjà « formaté » par une logique de réflexion standardisée.

L’éducation du futur sera aussi celle du relativisme et de la transmission, sinon à quoi serviraient toutes nos données récoltées grâce au big data ?

Le futur du financement :

« Il y a un mouvement, une maturation qui s’installe en France ». Ainsi s’ouvrait le débat sur le futur du financement mené par Paul-François Fournier de la BPI France. Avec plus de 36 levées de fonds d’un montant approchant les 18 millions d’euros, la France affiche des statistiques exceptionnelles face à ses compères européens. Cependant, nous restons bien loin des chiffres de la Silicon Valley, où lever de l’argent est toujours plus facile et plus rapide.

Un des critères négatifs du financement français : le timing. Le temps est trop long entre le moment où la startup a un besoin financier et le moment où les fonds arrivent sonnants et trébuchants. Cependant, une multitude de solutions existent comme le crowdfunding qui démocratise l’investissement particulier et professionnel et donne ainsi l’occasion aux startups early stage de démarrer leur activité avec un minimum de trésorerie. De quoi rassurer les 10 000 startups françaises qui souhaitent se développer dans leur pays et à l’étranger.

Le futur de l’humanité :

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Et oui, que serions-nous sans ce questionnement permanent : où allons-nous ? Un thème fort pour éveiller la conscience collective. Car oui, le numérique ce n’est pas « que des grands méchants GAFA qui souhaitent annihiler toutes les données personnelles pour s’enrichir ».

Pour défendre cette idée plus ou moins nouvelle qu’est l’humanisme digital, Alexandre Mars de Epic Fundation, Fabrice Mazzela, fondateur de BlaBlaCar, et Michel Lévy-Provençal, fondateur de Tedx Paris, étaient réunis pour parler confiance. Qui aurait pu dire il y a encore 5 ans, que des millions de français entreraient dans la voiture d’un inconnu pour partir en vacances ou faire un déplacement professionnel ? La confiance est l’un des piliers fondateurs de l’économie collaborative. « Il n’y a pas de collaboration sans confiance, et il n’y a pas d’économie sans collaboration. La confiance produit de la valeur additionnelle ! » nous rappelle Fabrice Mazzela.

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Alors à la question : faut-il avoir peur du digital ? La réponse est non ! Le digital est déjà rentré dans nos vies, il est temps maintenant de l’apprivoiser correctement et de découvrir tout le potentiel que le numérique peut offrir à l’Homme. Cette petite révolution est certes difficile mais inéluctable.

0  commentaire Yucatan, mardi 4 octobre 2016
Actualité, High Tech
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