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Enquête Coronavirus et solidarité

4 français sur 10 ne seraient pas du tout enclins à aider les personnes qui en auraient besoin

Parmi ses clients, notre agence de relations presse Yucatan compte désormais Happydemics société d’études marketing qui, grâce à sa technologie, permet d’interroger des cibles précises partout dans le monde en diffusant des questionnaires sur les mobiles de plus de 2,5 milliards de personnes dans 144 pays. Happydemics s’est notamment interrogé sur l’impact du coronavirus sur notre quotidien et les différences culturelles à l’international entre la France, le UK, la Chine et l’Italie.

Si pour le Président Emmanuel Macron « l’heure est à la solidarité », les français semblent encore peu disposés à cet effort, en particulier les résidents en zone rurale et les retraités.

Happydemics, publie les résultats d’une enquête menée en France, en Italie, au Royaume-Uni et en Chine, sur l’impact du Coronavirus dans notre quotidien. Les français semblent peu enclins à faire preuve de solidarité puisque 4 français sur dix ne seraient pas du tout enclins à aider les personnes qui en auraient besoin. Les italiens et les chinois sont mieux disposés à faire preuve de solidarité avec respectivement 5 sur 10 et 4 sur 10 qui seraient très enclins à aider les personnes dans le besoin.

Autre fait marquant, si le Covid-19 a bel et bien changé les habitudes de toutes les populations interrogées, l’inquiétude et la perception des mesures mises en œuvre varient fortement d’un pays à l’autre.

Habitants en zone rurale et retraités les moins enclins à la solidarité

Concernant la solidarité, en France, 48% des personnes vivant en campagne ne sont pas enclines à aider les gens qui en auraient besoin. C’est aussi le cas de 52% des retraités. A l’inverse, en Chine, ce sont les 55 ans et plus qui seraient les plus prêts à aider les gens qui en auraient besoin (56%)

Un élément important concernant l’analyse des résultats de l’enquête : l’inquiétude nourrit la solidarité. En France ceux qui sont les plus inquiets vis-à-vis du coronavirus sont aussi les plus solidaires (41%).

Inquiétudes : responsabilité médiatique et gouvernementale

La Chine est le pays le plus inquiet avec 41% de répondants se disant très inquiets. Cette inquiétude touche une personne sur deux en zone rurale.

A l’inverse, près de la moitié des français (43%) ne se disent pas du tout inquiets. Les italiens et les britanniques sont quant à eux plus modérés avec respectivement 52% et 46% de la population qui se déclare « un peu inquiète ».

Dans tous les pays européens interrogés, le traitement médiatique est désigné comme le principal responsable de l’inquiétude : 55 % des Français, 41 % des italiens et 53 % des britanniques. En France, les 35-44 ans sont encore plus virulents puisque 62% d’entre eux estiment que le traitement médiatique participe à la peur.

Pour les chinois, les principaux facteurs de la peur sont l’absence de vaccin (51%) et la dimension internationale de la propagation du virus (50%). Ils sont en revanche moins enclins à pointer la responsabilité médiatique, citée par ¼ d’entre eux.

Les français et les chinois ont des perceptions radicalement opposées face aux actions entreprises par leurs gouvernements :

  • 72 % des chinois jugent que le gouvernement est très efficace et 54% estiment qu’il a pris les mesures sanitaires nécessaires.
  • 43 % des français jugent que le gouvernement n’est pas efficace et 1 français sur 4 pense que le gouvernement a caché certaines informations.

Quand le Covid-19 change nos habitudes

Les chinois sont ceux dont les habitudes ont le plus changé puisque 40% déclarent ne plus oser sortir et 42% ne sortent qu’en cas de nécessité. Si 1 français sur 2 ne pense pas changer ses habitudes, 36% finira probablement par le faire si la propagation continue.

Les transports en commun sont le déplacement qui inquiète le plus l’ensemble des pays et 17% des Français sont inquiets d’aller voter aux prochaines élections municipales.

Et si la propagation du Coronavirus devrait s’amplifier, 50% des français arrêteraient de prendre les transports en commun et 47% ne partiraient plus en voyage.

Méthodologie de l’enquête :

Réponses collectées entre le 5 le 9 mars auprès de 4340 personnes (1130 répondants en France, 1086 répondants en Italie, 1044 au Royaume Uni et 1070 en Chine). Questionnaires diffusés par Happydemics au sein des applications média les plus utilisées, avant que des mesures de confinement ne soient prises en Italie.

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