À la rencontre de Vanessa Perez, CEO de l’agence Born to Be, cofondatrice de Biblos AI et animatrice-productrice de l’émission Le Numérique pour Tous sur Sud Radio.
L’IA uniformise. Les réseaux sociaux standardisent. Et pendant ce temps, les mots, notre outil le plus puissant, s’appauvrissent. Dans ce neuvième épisode de Rencontres, Vanessa Perez livre une conviction rare : la singularité n’est pas un luxe. C’est une arme. Et ça s’apprend.

Un appauvrissement qui ne date pas d’hier
On pointe souvent l’IA du doigt. Mais Vanessa le dit sans détour : l’appauvrissement du langage a commencé bien avant ChatGPT. Les réseaux sociaux ont imposé le format court, la punchline recyclée, l’emoji à la place de la nuance. Le vocabulaire français compte 100 000 mots. Un Français en utilise entre 1 000 et 2 500 au quotidien. L’IA, entraînée sur des données massivement anglophones et statistiques, est venue accélérer une tendance déjà bien installée.
Résultat : tout le monde parle. Personne n’est entendu.
Le pouvoir des mots sur le cerveau… et sur soi
Avant même qu’un mot soit prononcé, le cerveau a déjà travaillé. Posture, regard, intention : tout parle. Vanessa décrypte le mécanisme des neurones miroirs, l’impact des hormones du stress ou du plaisir sur la manière dont on reçoit un message, et le concept de parole performatrice, cette capacité des mots à déclarer, et donc à créer, une réalité. Quand le maire dit « je vous déclare mari et femme », rien ne change dans la salle. Et pourtant, ça change tout.
Ce que vous vous dites à vous-même le matin conditionne votre journée. Ce que vous dites à vos clients conditionne leur perception de vous. Les mots ne sont pas des ornements. Ce sont des déclencheurs chimiques.
Le « parler vrai » : une différence qui se construit
Dans un flux de contenus où tout se ressemble, la singularité devient la ressource la plus rare. Mais Vanessa insiste : se révéler ne signifie pas tout montrer. C’est choisir la facette du diamant qu’on veut faire briller, et travailler à la faire briller mieux que quiconque.
Ce travail passe par des questions simples en apparence, redoutables en pratique : quelle est ma vision ? Ma mission ? Mes valeurs ? Quel est mon manifeste ? Ces réponses forment un champ sémantique propre, un fil conducteur éditorial qui rend la communication cohérente, reconnaissable, et surtout mémorable.
L’IA : un accélérateur, pas un substitut
Faut-il rejeter l’IA ? Absolument pas. Faut-il la laisser écrire à votre place ? Surtout pas. La bonne posture, selon Vanessa, c’est d’apprendre à la briefer intelligemment : en lui donnant du contexte, de l’intention, une épaisseur identitaire. Une IA bien nourrie peut produire des contenus qui vous ressemblent à 90 %. Une IA mal briefée vous noie dans la masse des 80 % qui font la même chose.
C’est précisément la logique de Biblos AI, la plateforme qu’elle a cofondée avec Cyril Darmon, invité de l’épisode 8 de Rencontres : une IA souveraine, hébergée en France, conçue pour respecter l’identité de marque plutôt que de la diluer.
Ce qu’on vient chercher dans les formations Born to Be
En fin d’épisode, Vanessa détaille les trois collections de formations qu’elle a développées au sein de son agence Born to Be : humaniser sa communication à l’heure de l’IA, développer une posture de leader, et maîtriser l’IA opérationnelle pour gagner jusqu’à dix heures par semaine. Pas des formations techniques. Des formations humaines — qui remettent le sens, les mots et l’identité au cœur de la communication professionnelle.
Ne manquez pas cet épisode qui réconcilie lucidité technologique et profondeur humaine. Une conversation qui donne envie, vraiment, de reprendre la plume.
Vous souhaitez apprendre à utiliser l’IA pour qu’elle vous ressemble et qu’elle vous augmente ? Contactez-nous !
